L'équipe de Corps Explore

Photo d'Emmanuel Bernard

Notre enseignant, Emmanuel Bernard

Emmanuel Bernard enseigne le Hatha Yoga depuis 1998 à Paris et en banlieue parisienne. Il anime des stages depuis 2001 et pratique depuis 1992.
Il a été formé à l'Ecole Normale de Yoga (fondée par Maud Forget), puis a approfondi avec un professeur indépendant, auprès duquel il a reçu un enseignement traditionnel en Hatha yoga et Yoga Egyptien.
Par passion et afin de transmettre un enseignement vivant, il a constamment continué à se former. Il a approfondit des aspects spécifiques du yoga (certains courants ou le yoga pour les enfants et adolescents) et a élargi son champs d'investigation et nous le fait partager de façon indirecte par sa pédagogie : sophrologie, méthode Serge Wilfart (corps et voix), chamanisme amérindien & kinésiologie.
Son yoga est un yoga lent, introspectif, expérimental, fruit des enseignements qu'il a reçus et de sa pratique personnelle. La pratique à deux a une place importante dans sa pédagogie, parmi ces outils de travail sur la verticalité et la respiration. Emmanuel propose d'approfondir la pratique aux travers des ateliers de 3h, des stages et aussi par des cycles trimestriels au sein des cours hebdomadaires. Ces approfondissements se font autour de différents thèmes : salutation au soleil et à la lune, respiration (pranayamas), bandhas, exercices de pleine conscience, yoga nidras...


Il propose aujourd'hui une approche vivante, un yoga en contact avec notre réalité profonde et le concret de ce que nous vivons.
Lien le site d'Emmanuel Bernard

Le bureau de l'association

Présidente : Laëtitia Monrond,
Vice-présidente : Marylène Grenapin,
Secrétaire : Françoise Cartier,
Trésorier : Renzo Pedroncini,
Trésorière adjointe : Gisèle Joanès.

Notre N° Insee : 503 078 032 00029
Notre fiche sur l'annuaire des associations parisiennes

nous contacter :
E-mail : corps-explore@laposte.net

Notre association

Corps Explore est une association loi 1901.
L'avis des adhérents fait partit de notre quotidien. Nous voyons avec eux pour l'organisation des cycles d'approfondissement à chaque trimestre concerné. Un nouveau stage à la campagne a ainsi été décidé en assemblée générale, puis mis en place l'année suivante.
Le bureau gère le fonctionnement de l'association et organise l'évolution de l'activité, les perspectives au moyen et long terme.
Nous avons fait le choix de pouvoir pratiquer à un tarif modéré, sans subvention à ce jour : le bureau assure bénévolement les tâches de gestion courante, des adhérents participent à la communication de l'association (sur les forums d'associations de la rentrée par exemple), nous utilisons des salles à tarifs raisonnables et faisons l'effort d'une gestion rigoureuse. Cela, tout en permettant à notre enseignant d'avoir les moyens de vivre et de joyeusement venir partager avec nous son enseignement.
En même temps que nous cherchons cet équilibre financier qui nous permet de continuer, nous ne souhaitons pas que l'argent soit un empêchement à pratiquer. Ainsi, certains adhérents payent moins le temps que leurs finances ne leur permettent pas de tout régler.
Nous nous centrons sur un enseignement de qualité, et cherchons à mettre en place les outils pour pratiquer de façon évolutive avec les ateliers de 3h et les stages (et aussi les stages dans le désert il y a quelques années).



Questions réponses avec notre professeur

Extraits d'un débat lors de l'assemblée générale de l'association le 9 juin 2017, classés par thèmes.
Nota : la retranscription arrivera sur le site progressivement

L'esprit dans lequel nous pratiquons

une adhérente : « Sur les postures, nous n’avons pas une approche dogmatique. Il y a certaines postures où je n’y arrivais absolument pas. Tu donnais alors des indications en proposant une autre posture ayant des points communs. Je trouve que c’est extrêmement positif. Ça permet de comprendre qu’on est en recherche et que la posture n’est pas une finalité. Ça m’a servi en sport, en natation, je me suis dit : c’est une autre façon d’aborder l’effort physique. Ne serait-ce que ça. »
Emmanuel : « C’est aussi pour ça que dans la façon de proposer, on est dans une approche expérimentale et ressentie : chacun fait son chemin à sa façon, là où il/elle en est . ça permet d’avancer et de trouver des ressources en nous, dans notre corps ou dans notre façon de nous ressentir, d’être de nous même à nous même et de découvrir… Ce qui m’intéresse, c’est avant tout comment chacun peut trouver des choses de lui, qu’il connaissait un peu et qu’il peut connaître plus ; soit qu’il ne connaissait pas et qu’il se met à découvrir. Et pour moi, c’est la même chose. »

Une adhérente : « Je me souviens la première année tu insistais beaucoup sur le fait de respirer par la bouche. J’avais trouvé cela étonnant, mais finalement cela m’a permis de respirer plus profondément. »
Emmanuel : « Il y a une période où j’ai insisté sur ce sujet pour de nombreuses personnes. Cela rejoint le travail autour des racines, par le souffle. Le souffle peut descendre jusqu’au périnée. Tout le monde n’a pas la conscience qu’il peut descendre aussi bas. Ces sensations sont beaucoup plus difficile à trouver en respirant par le nez que par la bouche. Les enseignements de yogas traditionnels considèrent qu’il ne faut surtout pas respirer par la bouche car les capteurs d’énergie subtile sont derrière le nez. Il y a une période où j’ai fait un travail ‘corps et voix’. J’y ai trouvé des choses complémentaires par rapport à ma pratique du yoga, en prenant les choses autrement. Cela m’a permis de développer mes sensations du bas de mon corps, grâce à la respiration par la bouche. Je vois les choses par étapes : ouvrir les espaces physiques et les sensations avec la bouche, puis ensuite, de revenir à cette respiration par le nez où on captera l’énergie subtile. »

un adhérent : « il y une bienveillance dans le cours que je trouve rare. Ca me trouble : les participants ne sont pas les mêmes et cela se passe toujours bien. »
une autre : « Ce que chacun vient chercher est très différent et ce qu’il y trouve aussi . Nous réagissons très différemment les uns des autres. Ce qui est intéressant dans les cours c’est la nouveauté perpétuelle dans la façon d’aborder les postures, on a toujours quelque chose à apprendre »
Emmanuel : « Ma trame est claire mais chacun amène quelque chose et j’adapte à ce qu’apportent  les participants » une adhérente : « J’ai été étonnée agréablement de ne pas être dans la performance et d’être dans la tendresse avec soi même, c’est nouveau comme approche et très intéressant »

Une adhérente : « Ta façon de nous redresser, de nous aider à nous remettre dans notre verticalité, est très importante. Quelquefois, je me disais : c’est comme un cours de correctif, finalement, dont j’ai ô combien besoin ! Je crois que je me tiens un peu mieux. Pas toujours, mais je sais au moins comment me tenir, quand j’en ai besoin.
La pratique m’a fait évolué aussi au niveau de mes comportements. J’ai dit tout à l’heure que j’appréciais l’espace de liberté, en fait, juste après avoir dit ça, je me suis dit : je n’ai pas été tout le temps comme ça, au contraire ! Les premiers temps, je n’appréciais pas vraiment. J’aimais bien le yoga, ça me faisait du bien, et en même temps, j’avais l’impression que tu étais transparent et ça me perturbait parce que j’avais besoin de ta présence, qu’on s’occupe bien de moi, que ce soit… pas carré, mais cadré ! Quelqu’un qui s’occupe de moi. En fait, je cherchais une présence comme un maître, un prof de yoga, le maître qui est là, qui sait, qui explique. Pour moi, tu étais trop discret.
Tu nous laissais beaucoup nous débrouiller. A ce moment-là, il y avait quelqu’un qui était venu pour une séance, qui était dans le même schéma que moi – encore bien derrière encore ! Je lui dis, parce qu’il n’était pas bien du tout : viens au cours de yoga, tu vas voir, c’est génial. Et il m’a dit : non, il ne s’occupe pas de moi ! Ce que je voulais dire, c’est qu’en fait, dans ma façon de voir et de sentir les choses, de les ressentir, je me rends compte que j’ai beaucoup avancé depuis 8 ans et demi. Je suis resté quelques années dans cet état d’esprit, j’attendais beaucoup de toi, et maintenant, je me rends compte que je fonctionne et que je me débrouille très bien. Et que si tu es là, je peux te demander quelque chose, mais je n’ai plus besoin de toi en fait ! J’ai compris que je n’avais plus le même comportement. »
Note : notre enseignant laisse de l’espace à chacun(e) pour explorer et avancer. Ces explications sont là comme support. Quand un(e) participant(e) a besoin de précisions plus personnel, celui-ci est présent. Ce témoignage est le ressenti d’une participante avec ces ressentis propres.

Une adhérente : « Je crois que les gens ont compris qu’ici, il n’y a pas de performance et pas d’objectif. On tend vers quelque chose, mais on le fait comme on peut. Je trouve que c’est très reposant. »
Emmanuel : « Ma façon d’avancer sur mon propre chemin influe là-dessus. Cet espace dont tu parles, c’est un espace de valeurs : de non jugement, de bienveillance… Soit c’est juste des mots, soit c’est quelque chose qui va être palpable et concret. Faire que de choses qui sont des concepts deviennent concrètes c’est quelque chose qui n’est pas forcément facile d’emblée et qui se travaille. Mon parcours personnel me nourrit et me permet d’améliorer et d’approfondir cette dynamique. Ensuite, il importe que les participants des cours soit touchés et que cet espace et ces valeurs leurs parle. On fait un bout de chemin ensemble, le temps qu’on le fait – il y en a qui sont là pour pas longtemps, d’autres pour longtemps, d’autres entre les deux, et c’est avec la richesse de chacun. »
Une adhérente : « ma pratique du yoga a rejaillit dans d’autres aspects de ma vie : des comportements que j’avais, ma façon de regarder et de faire les choses. Ca m’a vraiment étonnée, au travers des années, sur de nombreuses sujets, bien loin du yoga, je ne vois maintenant plus les choses exactement de la même façon. J’ai un jugement moins dans l’objectif, la performance, dans il faut que ce soit bien. Si ce n’est pas bien, ce n’est pas grave, si je me suis fait plaisir, si je suis bien, c’est essentiel. »

posture en cours de yoga